Une personne sur quatre en Belgique souffre de problème de santé chronique.
Or, seuls 2,2% des dépenses de santé publiques sont alloués à la prévention des pathologies chroniques.
Pourtant, comprendre comment l’hygiène de vie et l’alimentation peuvent contribuer ou, au contraire, réduire le développement des pathologies chroniques est fondamental pour lutter contre ce phénomène qui impacte la société dans son ensemble.
Table des matières
- Qu’est ce qu’une pathologie chronique ?
- Quelles sont les causes majeures des pathologies chroniques ?
- Quelles sont les pathologies chroniques les plus courantes ?
- Qui est concerné ?
- Priorité à la prévention
Qu’est ce qu’une pathologie chronique ?
En Belgique, il s’agit d’une maladie qui se prolonge et nécessite des soins sur plus de 6 mois. La plupart du temps, son évolution peut être stabilisée et sa gravité contrôlée, mais il est moins courant de pouvoir s’en débarrasser totalement.
L’OMS distingue également les maladies chroniques non transmissibles qui reposent principalement sur le mode de vie et la pollution1, des maladies chroniques transmissibles telles que les hépatites C ou le VIH.
Quoiqu’il en soit, il s’agit de maladies qui s’inscrivent dans le temps long.
Il faut cependant préciser que de nombreuses maladies ne sont pas reconnues comme chronique par manque de connaissance scientifiques ou… de volonté politique.
Ainsi, le cas de l’endométriose est frappant :
Malgré une prévalence de 1-10% de la population féminine (certaines études font état de 20%), elle n’est toujours pas suffisamment diagnostiquée, ni prise en charge de façon efficace.
La complexité de cette pathologie, pour laquelle il n’existe aucun remède, dépasse largement le cadre gynécologique. Les femmes atteintes sont donc peu accompagnées/orientées dans leur démarches de soin qui peuvent inclure de la nutrition, de la kinésithérapie, un accompagnement psychologique à long terme, l’usage de compléments alimentaires non remboursés, etc.
Celles qui ont accès aux approches complémentaires ont généralement trouvé d’elles-mêmes ces solutions et financent l’ensemble de ces démarches par leur propres moyens. Les autres s’en passent !
Notons cependant que les choses bougent enfin, avec un tout récent rapport produit par le Centre Fédéral des Soins de Santé en 2024, recommandant la reconnaissance de l’endométriose comme maladie chronique ainsi qu’une prise en charge pluridisciplinaire.2 On croise les doigts…
Quelles sont les causes majeures des pathologies chroniques ?
Il s’agit souvent d’une combinaison de facteurs génétiques, physiologiques, environnementaux et comportementaux. Parmi les facteurs sur lesquels nous avons quelques moyens d’agir, citons principalement :
- L’alimentation : trop sucrée, trop transformée, trop carnée et plus suffisamment nutritive.
- L’hygiène de vie : stress, tabac, alcool, sédentarité.
- La pollution : exposition aux perturbateurs endocriniens, pollution de l’air, de l’eau et des sols par de nombreuses substances mal connues, PFAS, etc.
Ce dernier point est bien évidemment parmi les plus compliqué à gérer, puisqu’il dépasse souvent la question des choix individuels.
Quelles sont les pathologies chroniques les plus courantes ?
Selon un rapport des Mutualités Libres sorti en 20203 (établi à partir de chiffres entre 2010 et 2018), voici les maladies chroniques les plus fréquentes en Belgique, :
- L’hypertension artérielle est la pathologie chronique qui touche le plus d’individus puisque 16% de la population en est atteint (plus de 2 tiers des malades chroniques).
- La dépression touche 6,2 % de la population (25 % des malades chroniques)
- Le diabète sans insuline touche 2,8 % de la population (11 % des malades chroniques).
- Les maladies respiratoires qui incluent notamment
- la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO : 2,5 % de la population (10 % des malades chroniques) ;
- l’asthme : 2,1 % de la population (9 % des malades chroniques).
Parmi ces pathologies, notons que la dépression, la BCPO et l’asthme ont connu une progression notable entre 2010 et 2018.

Qui est concerné ?


Une personne sur quatre !
Ce chiffre implique que, même si vous ne souffrez pas d’une pathologie chronique, vous connaissez certainement quelqu’un qui est concerné par le problème.
Allons plus loin dans le détail. Toujours selon le rapport des mutualités libres, sont atteints d’une maladie chronique :
- 79% des plus de 80 ans
- 61% des personnes entre 60 et 79 ans
- 29% des personnes entre 40 et 59 ans
- 9% des personnes entre 20 et 39 ans
S’il est relativement normal d’être porteur d’une maladie chronique au delà de 80 ans, phénomène lié à l’usure naturelle de l’organisme, il est intéressant de noter que la proportion de personnes concernées par les maladies chroniques triple entre la tranche d’âge 20-39 ans et celle des 40-59 ans.
Plus on est pauvre, plus on est concerné par les maladies chroniques
La plupart des études le démontrent : l’état de santé est directement corrélé au niveau socio-économique des individus.
Plus on est issu d’un milieu socio-économique vulnérable plus l’on sera exposé à des facteurs de risque pour la santé4.

La mise à disposition de l’information pour ce public est donc fondamental.
Priorité à la prévention
En effet, les maladies chroniques mettent du temps à s’installer. Dans la majorité des cas, c’est l’exposition régulière à la pollution, à une alimentation et/ou à un mode de vie durablement déséquilibré qui va favoriser l’installation de la pathologie sous une forme chronique.
Par exemple, le diabète de type 25 passe par une phase de prédiabète plus ou moins longue dont il est possible de sortir en réduisant l’apport en glucide au quotidien. Il est en revanche bien plus compliqué de guérir d’un diabète de type 2 installé.
Pour répondre à cette mission, plusieurs axes seront progressivement explorées :
- La mise à disposition gratuite de matériel didactique adaptés dans les espaces où évoluent les publics concernés.
- L’offre de formation sur la gestion des pathologies chroniques grâce à l’alimentation et à l’hygiène de vie.
- La sensibilisation des professionnels de santé sur la prévention.
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Les fonds serviront à faire fonctionner l’association ainsi qu’à mettre en place les différentes initiatives citées ci-dessus.
- https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/noncommunicable-diseases ↩︎
- https://kce.fgov.be/sites/default/files/2024-04/KCE378B_Comment_ameliorer_la_prise_en_charge_endom%C3%A9triose_Belgique.pdf ↩︎
- https://www.mloz.be/sites/default/files/etude_maladies_chroniques_2020.pdf ↩︎
- https://ccf.brussels/download/plan-promotion-sante-2023/?wpdmdl=24189&masterkey=62d678682c83d ↩︎
- Le diabète de type 2 se caractérise par une résistance à l’insuline que le corps produit, à ne pas confondre avec le diabète de type 1 qui voit une absence de production d’insuline ↩︎

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